Le groupe d’experts européens LEAP travaille depuis plusieurs années sur des prospectives d’ordre générale. Il avait dés
2006 prévus une crise du système financier générant une crise économique et sociopolitique.
http://www.leap2020.eu
Le LEAP prévoyait auparavant 4 étapes de la crise, mais une 5 eme semble voir le jour : le risque de dislocation politique
globale pouvant entrainer des guerres civiles dans les pays disposant du commerce libre d’armes à feu et des pays dépendant de la défense américaine.
http://www.leap2020.eu/Fin-2008-Le-monde-entre-dans-la-phase-de-decantation-de-la-crise-systemique-globale-Anticipations-2008-2013-Six-groupes_a2755.html
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-32-est-disponible!-4-trimestre-2009-Debut-de-la-phase-5-de-la-crise-systemique-globale-la-phase-de-dislocation_a2796.html
Je profite de ce rapport catastrophique pour le mettre en relation avec le dernier cahier de science et vie (février/mars
2009) dont le thème est :
« Les civilisations sont-elles
vouées à disparaître ? ENVIRONNEMENT, CONFLITS, CRISE ECONOMIQUE, Les nouvelles peurs du XXIe siècle » encore plus catastrophique
puisque ce cahier met en lumière le risque d’une modification climatique pour la fin du XXI eme siècle mettant en péril l’humanité dans sa globalité.
A lire tout particulièrement la 3eme partie.
Dans ce cahier la prospective de crises climatiques et de risques de conflit armées y est particulièrement
développée.
Ce que l’on peut dire de ces 2 sources d’informations c’est :
-
Que depuis une génération les outils de prospectives de simulation globale existent et sont disponibles à tout un
chacun.
-
Qu’il est important d’établir un bon diagnostique, de rechercher les causes profondes d’une situation avant d’établir
des plans d’action pour rafistoler une épidémie ou une crise. Croire qu'une crise n'est qu'une panne passagere c'est se fourvoir en aveugle.
-
Qu’il est fondamental de se remettre entièrement en question lors d’une crise si l’on veut prendre les bonne décisions
et d’avoir un regard à long terme ainsi qu’internationale. Ceci implique d'avoir une réelle politique de développement durable écologique, un plus grand partage des richesses ainsi
qu'une entraide mutuelle des civilisations humaines.
-
Que l’adaptation à une situation, quitte à faire des sacrifices sur sa culture, ses valeurs, sa structure politico
économique est fondamentale et indispensable. Ne l'oublions pas que s'il y a une crise c'est que les systémes actuels ne peuvent plus fonctionner tel quel et qu'il en faut de
nouveaux radicalements différents.
-
Que le ratio technologie=bénéfice risque de devenir technologie=perte. La technologie permet d'accroitre les
richesses et d'apporter des solutions à court terme. A long terme les technologies deviennent polluantes et couteuses (même dans une optique de développement durable et dans les
politiques de normalisation écologique)
-
Que nos sociétés deviennent « trop » complexe et que nous en perdons le véritable contrôle.
l'informatique et la sur-spécialisation entrainant une dislocation moléculaire des sociétés Plus personnes ne controle, ne diriges
vraiment
Refusant de céder au catastrophisme, je suis obligé de dire ceci, l'avenir semble sombre mais il nous appartient de le modifier de
façon positive. Tout dépendra de la capacité d'analyse et d'apports de solutions nouvelles et adaptées des dirigeants et groupes de pressions.
Stéphane BLOCH